Dossier Enseignement du calcul intensif : le(s) retour(s)
By   |  March 04, 2014

A la suite de la publication le mois dernier de notre dossier sur l’enseignement du calcul intensif dans l’hexagone – sujet sensible s’il en est – un certain nombre de réactions, positives et négatives, nous sont parvenues. Nous souhaitions donc vous en faire part.

Edouard Audit, Directeur de la Maison de la Simulation, regrette que le dossier n’ait pas cité le Master Modélisation et Simulation (ENSTA, UVSQ, Paris 11, ENS Cachan, CEA/INSTN, Centrale), le PATC (PRACE Advanced Training Center), les formations au HPC organisées par l’ensemble des centres de calculs nationaux, la Maison de la Simulation, le groupe calcul du CNRS ou encore le Cerfacs…

L’ami Thien Hiêp-Lê (ONERA), qu’on ne présente plus, note lui aussi l’absence dans les établissements cités de Bordeaux, Grenoble, Lyon, de Paris Saclay ou encore de l’Inria.

Ces critiques sont pertinentes mais, à ce sujet, deux points doivent être précisés. D’une part, le dossier ne visait pas à présenter l’intégralité des formations disponibles, mais plutôt à témoigner d’un certain nombre de réussites et d’échecs dans les initiatives en cours aujourd’hui dans le pays. D’autre part, nous avons essayé de contacter un certain nombre d’autres acteurs que ceux que nous avons cité, qui n’ont pas pu nous répondre.

Venons-en maintenant à quelques points clés. Michael Krajecki (patron de ROMEO à l’URCA) n’est pour sa part “pas certain que l’accès aux ressources soit aujourd’hui un réel problème. Il est assez facile d’avoir accès à un cluster. Pour ne parler que de ce que je connais bien, les centres soutenus dans le cadre d’Equip@meso offrent assez généralement des accès pour la formation. C’est le cas à Reims où nos étudiants en master notamment (et pas seulement en informatique), peuvent accéder aux moyens de ROMEO pour certains modules d’enseignement.

Michael n’est pas non plus “convaincu que les écoles d’ingénieurs soient plus en avance que nos universités sur cette thématique“, mais, ajoute-t-il, “je suis universitaire :-)“. Quant à l’affaire des “baronnies”, il trouve qu’il s’agit là d’une “critique récurrente faîte à l’université, un peu tarte à la crème. Il me semble que l’université change très vite, notamment avec l’arrivée de nouvelles générations de professeurs…

David Defour (HPC@LR), rejoint Michael sur un certain nombre de points. Il regrette la première moitié plutôt “négative” du dossier, mais apprécie qu’ensuite nous ayons listé quelques-unes des “initiatives nationales visant à promouvoir le calcul intensif (C3I, sensibilisation dès la licence, etc.).” David poursuit en insistant sur le fait “qu’une très large proportion des formations en informatique et mathématiques appliquées offre des cours proches du calcul intensif et ce depuis de nombreuses années (comme il est dit dans l’article pour le cas de l’INSA Lyon).

De plus, les formations qui ont besoin de simulation intègrent toutes des modules de calcul intensif (bio-informatique, mécanique, physique, chimie…). En revanche, il est vrai que les formations centrées uniquement sur le calcul intensif sont plus rares.

S’agissant des différences entre écoles d’ingénieurs et cursus universitaires, David conclut en admettant que “les formations universitaires sont soumises à l’approbation du Ministère pour des plans quadriennaux, ce qui implique une certaine latence dans l’inclusion de nouveaux cours, contrainte que n’ont pas les écoles d’ingénieurs. Néanmoins“, ajoute-t-il “à chaque plan les choses évoluent.

Enfin, Edouard Audit de même que Frederic Magoulès (ECP) ont pris la peine de préparer deux textes, toujours suite à notre dossier, présentant l’un le PRACE Advanced Training Center français ainsi que la formation HPC en Europe, et l’autre les formations diplômantes en HPC sur le plateau de Saclay. Vous pouvez les consulter sur notre site ici et .

Pour conclure, je voudrais préciser que nous avons songé, à la suite du dossier proposé sur le site HPC Today, un annuaire permanent – à vocation exhaustive, avec appel à informations – des formations HPC disponibles en France. Nous avons finalement considéré que cet annuaire aurait été redondant avec la liste que maintient le Groupe Calcul sur son site – site que nous invitons nos lecteurs à consulter sans modération.

Frederic Milliot
Publisher
HPC Today France

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