NVLink s'ouvre au consortium d'OpenPOWER
By   |  May 07, 2014

Suite à l’annonce de NVLink durant GTC’14, la rédaction avait bien tenté, en toute naïveté certes, de connaître la stratégie de NVIDIA pour l’interconnecter au QPI d’Intel ou tout autre processeur. Car si les processeurs Intel dominent encore 90 % de l’univers serveurs, NVIDIA et IBM, aux côtés de Mellanox, Tyan et Google au sein du consortium OpenPOWER, comptent bien établir une sérieuse alternative à cette hégémonie. L’Open Innovation Summit de San Francisco a d’ailleurs été l’occasion de le rappeler.

On n’est donc pas surpris d’apprendre que NVIDIA licenciera NVLink aux membres du consortium avec pour objectif de mieux coupler ses accélérateurs Tesla à la prochaine génération de microprocesseurs Power8, à défaut des Xeon.

Créé l’an dernier, l’OpenPOWER a pour but de constituer un écosystème ouvert, tout au moins à ses membres, afin de développer des systèmes pour les datacentres spécifiquement optimisés autour de l’architecture Power d’IBM. “Optimiser les interfaces entre les composants d’un système est vraiment notre objectif pour affecter la performance par dollar et le TCO de ces systèmes” indique Brad McCredie, President d’OpenPOWER. “Nous avons donc décidé de créer un environnement qui nous permette de travailler au niveau matériel et système afin d’optimiser ces plateformes“. Brad McCredie, par ailleurs directeur de l’ingénierie au sein du groupe Platforms chez Google, rappelle à cette occasion l’intérêt du géant de l’Internet à faire partie d’OpenPOWER : “Nous avons considéré OpenPOWER comme une réelle opportunité de développer une troisième génération de serveurs qui soit à l’échelle de nos centres de données. Nous devons pour cela casser les barrières qui existent encore entre les différents composants systèmes, notamment réseau, mémoire, I/O et stockage. La globalité doit ainsi être supérieure à la somme des parties.

Le processeur POWER8 d'IBM.

L’Open Innovation Summit fut aussi l’occasion pour IBM de dévoiler ses premiers serveurs Power8, a priori disponibles cet été. Le successeur du Power7+ est gravé en 22 nm et contient plus de 4Md de transistors dans 12 cœurs maximum cadencés entre 2,5 GHz et 5 GHz. En termes de capacités, un Power8 à douze cœurs peut, selon Steve Sibley, Worldwide Product Manager of the Power Systems line, réaliser deux fois plus de calculs qu’un Intel Xeon E5 v2 à 12 cœurs. Détail intéressant, les deux machines IBM dédiées au calcul extrême, les Power S812L et S822L, ne tourneront pas sous AIX, l’OS propriétaire d’IBM, mais sous Linux, très répandu chez les opérateurs de Cloud et les grands groupes. L’union faisant la force, reste à savoir si le niveau d’ouverture au sein d’OpenPOWER sera suffisant pour que l’écosystème atteigne la masse critique nécessaire à ce que l’alternative proposée au x86 soit véritablement crédible.

Le S822L IBM Power Systems, l'un des deux serveurs POWER8 S-Class sur Linux exclusivement.

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