La virtualisation des serveurs et des fonctions réseau
By   |  December 02, 2015

Mike Jochimsen est Directeur du marketing produits, Emulex

Qui sera le plus rapide : l’adoption de la NFV ou l’adoption du serveur ? Les opérateurs télécom feraient bien de se souvenir de la fable du lièvre et de la tortue…

La réponse à la question du titre est un peu plus complexe qu’il n’y paraît. La virtualisation des serveurs est bien plus simple que la virtualisation des fonctions réseau ou NFV (Network Functions Virtualization), impliquant bien moins d’éléments. Le principal moteur de la technologie de virtualisation des serveurs consiste à mieux utiliser les possibilités des serveurs, qui sont généralement sous-employés. La virtualisation des serveurs était pour cette raison limitée à la résolution d’un problème qui était parfaitement localisé dans le data center. La NFV est plus complexe pour de nombreuses raisons et notamment le fait que la virtualisation des réseaux a des incidences majeures au-delà du réseau lui-même.

Lorsque la virtualisation des serveurs est apparue, il existait très peu de sociétés innovantes dans les logiciels de virtualisation et elles devaient supporter tout le poids de l’innovation et de la formation sur leurs épaules. La virtualisation était un concept radicalement nouveau et son adoption a pris du temps car les clients évaluaient cette technologie et regardaient ce qui se passait ailleurs avant de s’y engager. Sans nouveautés, cela a pris du temps. Mais quand le démarrage s’est opéré, ce fut une vraie trainée de poudre. Puis VMware a présenté sa virtualisation de machines mobiles VMotion et la virtualisation de serveurs devint bien plus complexe. Les applications, les charges et les machines virtuelles étaient dissociées du hardware physique, les choses devenaient plus complexes et les graines de la virtualisation réseau étaient plantées.

A ce moment-là, le stockage était virtualisé avec des SAN et des NAS et, comme le stockage de données virtualisé permettait une meilleure gestion et un meilleur partage, les serveurs étaient plus souples et plus économiques. Avec cette virtualisation, on ne touchait pas au réseau. Maintenant, ce n’est plus le cas. Les réseaux se préparent à connaître un grand changement. Comme la virtualisation des serveurs et du stockage avant lui, le réseau doit évoluer pour répondre aux besoins d’aujourd’hui avec le cloud et la recherche de solutions flexibles et plus économiques.

La NFV peut mener au même succès que la virtualisation des serveurs, et s’y lancer dès maintenant semble être le bon moment, avec des risques mesurés et d’énormes bénéfices à la clé. La transition peut être plus rapide qu’elle ne le fut avec la virtualisation des serveurs. Cependant, la NFV est bien plus complexe et nécessite un écosystème de partenaires pour atteindre le succès :

  • Les solutions NFV propriétaires peuvent ne pas offrir les meilleurs résultats. Les telcos qui adoptent une approche écosystème avec les solutions NFV en s’appuyant sur les meilleures technologies peuvent en tirer le maximum de profit. Les communautés open source, comme OpenStack, CloudStack et d’autres, sont les plus innovantes en la matière. Du côté du hardware, il faut rechercher des sociétés dans l’environnement x86 qui ont de l’expérience dans la virtualisation et qui disposent de solutions optimisées pour les meilleures performances.
  • La mise en œuvre de la NFV oblige à avoir recours à plusieurs prestataires et les telcos peuvent faire face à une différence de compétences entre les équipes réseaux et les équipes informatiques. Pour éviter l’échec, il faut clairement définir les responsabilités entre les équipes et, si l’on sait faire abstraction des structures traditionnelles, on peut gagner énormément en efficacité.
  • Les réseaux sont toujours sur-exploités et congestionnés. Le passage à une nouvelle technologie peut présenter un risque. Pour limiter ce risque, les telcos doivent rechercher des partenaires avec des solutions éprouvées ou un centre d’innovation où les solutions NFV peuvent être testées et évaluées avant d’être déployées.
  • Contrairement à la virtualisation des serveurs, les réseaux utilisent du hardware extérieur au processeur central et peuvent faire appel à une variété de protocoles concurrents, exigeant une interopérabilité hard/soft encore plus vitale.

Comme vous pouvez le voir, la NFV est bien plus complexe que la virtualisation de serveurs et elle ne peut se réaliser isolément. Elle a besoin d’un écosystème, de technologies partenaires pour une adoption réussie. On peut accélérer cette adoption en choisissant des technologies et des partenaires capables d’assurer une meilleure interopérabilité avec les plates-formes matérielles et les bonnes performances et fonctions pour assurer la virtualisation. Mais il est tout aussi important de ne plus tarder, d’opter pour la NFV dès maintenant. En se lançant les premiers dans l’évaluation et les tests de la NFV, les telcos s’empareront d une excellente position face à leurs concurrents.

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