Interview : Nicolas Monnier, DSI du CERFACS
By   |  April 26, 2016

La solution de Lenovo s’est détachée des autres et fait preuve d’un ratio optimal entre la capacité de simulation numérique et son coût.
Nicolas Monnier, DSI du CERFACS.

Nous constatons des gains de performance de 15% pour les applications sensibles aux capacités CPU et de 30% pour les applications dont la performance dépend de la bande passante mémoire.
Nicolas Monnier, DSI du CERFACS

HPC Review : Quelles sont les applications pour lesquelles votre infrastructure existante s’est révélée insuffisante ?

Nicolas Monnier : Le cœur de métier du Cerfacs est la simulation numérique, c’est à dire reproduire sur supercalculateur le comportement de phénomènes physiques pour lesquels il est très couteux voire impossible d’obtenir des résultats expérimentaux. A titre d’exemple nous pouvons citer la simulation des changements climatiques induits par l’activité humaine, l’allumage d’un moteur en haute altitude, le comportement d’une explosion dans un bâtiment.

Toute augmentation de la capacité de traitement du Cerfacs permet à nos chercheurs d’aborder des phénomènes de plus en plus réalistes et complexes sans pour autant augmenter le temps de simulation.
C’est dans cet objectif que l’acquisition de ce nouveau calculateur a été réalisée.

HPCR : Quelles nouvelles possibilités cette nouvelle infrastructure vous ouvre-t-elle ?

NM : L’installation du calculateur Nemo triple la capacité de traitement interne du Cerfacs. Ce surcroit de puissance est principalement utilisé pour affecter trois fois plus de ressources de calcul à chacune des simulations. Les simulations peuvent ainsi travailler sur des géométries plus précises : par exemple une simulation climatique utilisera une résolution de 50 km x 50 km au lieu de 150 km x 150 km, ou encore plus complexe en couplant entre elles plusieurs simulations pour participer à une simulation globale : par exemple l’étude d’un moteur en couplant la simulation de la chambre de combustion en amont de la simualtion du fonctionnement de la turbine.

HPCR : Sur quels critères avez-vous choisi la solution de Lenovo ?

NM : Les trois critères principaux de sélection étaient :

  • Le coût global de possession de la solution sur 5 ans
  • Le taux d’accroissement de la capacité de simulation apportée par le calculateur et étalonnée sur la base de benchmarks applicatifs
  • La robustesse de l’environnement et la capacité de mise en oeuvre et de support apportée par le prestataire

HPCR : Prévoyez-vous d’équiper le centre de recherches de solutions complémentaires dans un avenir proche et si oui, pour quel type de simulations ?

NM : Le Cerfacs augmente régulièrement sa capacité de traitement afin que celle-ci permette à nos chercheurs de rester à la pointe dans nos domaines d’excellence.

La prochaine augmentation de puissance est planifiée pour la fin 2017.

HPCR : De quelle capacité de calcul totale est dotée le CERFACS avec cette nouvelle solution ?

NM : Le Cerfacs dispose de deux principaux calculateurs :

  • Un calculateur Bull installé en 2012 dont la puissance crête est de 53 Tflop/s
  • Un calculateur Lenovo installé en 2015 avec une puissance crête de 242 Tflop/s

Soit une puissance crête globale de près de 300 Tflop/s.

HPCR : Quels sont les principaux secteurs du champ d’action du CERFACS ?

NM : Le Cerfacs mène ses recherches dans les secteurs d’intérêt de ses actionnaires, ses principales thématiques sont ainsi :

  • La modélisation du climat et son changement global
  • L’étude des phénomènes de combustion, d’aérodynamique et d’aéroacoustique
  • L’étude de l’impact du trafic aérien sur l’environnement et des phénomènes de pollution
  • L’algorithmique numérique et les mathématiques au service de la simulation

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